DEUX ASSASSINS D'UNE TRANS’ CONDAMNES


France: la cour d’assises du Bas-Rhin a condamné à 20 ans de prison les deux assassins d’une trans’ de 39 ans, en janvier 2002 à Haguenau. La condamnation a été assortie d'une interdiction définitive du territoire français pour l'un des deux accusés, Mueguedmi Guendouz, de nationalité algérienne.
Le texte original est au masculin, ce qui est un manque complet de respect de cette transsexuelle. La transphobie tue!

L'avocat général, Manon Brignol, avait requis une peine qui ne soit «pas inférieure à 30 ans» à l'encontre de Mueguedmi Guendouz, 33 ans, et de son cousin Abdallah Maichia, 24 ans, dont le procès avait débuté mardi et qui répondaient également du cambriolage de l'appartement de leur “amie” transsexuelle. L'avocat général avait souhaité «une peine à la hauteur» de la «sauvagerie, de la barbarie» de cet assassinat au «mobile homophobe», bien que la transsexuelle homme vers femme ne fût pas homosexuel, et en raison du «manque d'humanité» des accusés qui n'ont consenti que tardivement, pendant le procès, à regretter leurs actes et à demander pardon.

Dans la nuit du 26 au 27 janvier 2002, les deux cousins s'étaient rendus avec la transsexuelle, qu'ils connaissaient depuis quelques mois, dans son appartement à Haguenau avant de l'agresser en la frappant violemment plusieurs fois à la tête à l'aide d'un extincteur puis en s'acharnant sur elle à coups de couteaux et de cutter et en tentant même de le décapiter. Le corps à moitié dénudé et baignant dans une mare de sang avait été retrouvé dans l'appartement le 28 janvier par la mère et l'oncle de la victime.

«Au moins 25 blessures dont certaines très profondes et portées alors que la victime était encore vivante ont été relevées», a indiqué jeudi l'avocat général, soulignant la préméditation et l'homophobie des actes, reconnues par les accusés pendant l'instruction mais réfutées durant le procès.

Ils reprochaient à cette transsexuelle, qui suivait un traitement hormonal en vue d'une opération prévue quelques semaines plus tard, de vouloir devenir une femme et ils la considéraient comme un homosexuel, avait rappelé Mme Brignol.

Après l'assassinat, les deux hommes avaient dérobé du matériel hi-fi et électroménager avant de s'enfuir en direction de Paris avec la voiture de la victime. Ils avaient finalement été interpellés quelques jours plus tard à Strasbourg où ils étaient revenus après avoir eu un accident de voiture. Dans leurs plaidoiries leurs avocats ont tenté de démontrer l'absence de préméditation, mettant en avant le rôle joué par une amie commune qui s'était violemment disputée avec la victime le jour des faits, le déracinement culturel et le passé familial des accusés nés en Algérie et récemment arrivés en France.

Mis en ligne le 23/12/2004.


    

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