3.  QU'EST-CE QUE LA “TRANSSEXUALITE”?

De quoi s'agit-il? Certainement pas de sexualité, contrairement à ce que laisse penser le terme “transsexuel”. Le “transsexualisme” n'est ni un fantasme, ni une sexualité, ni une perversion, ni une maladie mentale. C'est une question d'identité, je dirai même que c'est une question d'Etre.

Les personnes dites “transsexuelles” contestent le terme “transsexuel” à cause de la connotation sexuelle qu'il induit. Si ce terme décrit bien une transition physique (d'un sexe à l'autre), il ne décrit pas la réalité identitaire des personnes concernées. Aucune dénomination proposée par les psys[5] ne convient. Aucune association n'est d'accord sur l'expression à utiliser. Comme le Dr Harry BENJAMIN a été le premier médecin à décrire avec justesse la réalité du syndrome “transsexuel”, j'utilise le terme syndrome de Benjamin (du nom du fondateur) ou “transsexuel” entre guillemets.

Du fait de sa pratique clinique, Harry BENJAMIN, (1949) fait du “transsexualisme” un syndrome à part: « C'est une entité nosographique qui n'est ni une perversion, ni une homosexualité ». Le 18 décembre 1953, lors d'un symposium à l'Académie de médecine de New-York, il complète: « le transsexualisme est le sentiment d'appartenir au sexe opposé et le désir corrélatif d'une transformation corporelle ».

D'autres médecins ont rapporté des cas ou commencé à comprendre la problématique, et même tenté des traitements hormonaux et chirurgicaux mais sans pour autant sortir du transvestissement[6], ni de l'homosexualité. Il est probable que sans les nazis qui ont détruit son Institut de sexologie à Berlin, Magnus HIRSCHFELD serait arrivé à une description proche de celle de Harry BENJAMIN. Pour une revue détaillée de la partie historique, le lecteur se reportera au Mémoire de DEA de Jean-Luc SWERTVAEGHER (septembre 1999), pp. 12-23. Il précise, p. 14, qu'une opération a été pratiquée par le Dr Félix ABRAHAM, l'assistant du Dr Magnus HIRSCHFELD en 1921, le cas est décrit comme un “travesti extrême”. D'autres opérations ont eue lieu entre 1921 et la seconde guerre mondiale.

Un syndrome est un ensemble de signes et/ou de symptômes qui caractérisent une maladie, une affection ou un handicap dont l'origine est inconnue. En attendant de savoir si le syndrome de Benjamin ou la “transsexualité” est une maladie ou un handicap, c'est une question qui nécessite des soins médicaux de longue durée, (traitement hormonal, chirurgie, accompagnement psychologique). Les personnes dites “transsexuelles” ne sont pas malades au sens biologique ou psychologique du terme, pas plus qu'une femme qui prend une pilule contraceptive ou demande une IVG (Interruption Volontaire de Grossesse), ni qu'un couple stérile qui demande une PMA (Procréation Médicalement Assistée). Mais le traitement hormonal, délivré uniquement sur ordonnance, nécessite un suivi médical. Il en est de même pour une femme qui prend un contraceptif. L'IVG et surtout la PMA nécessitent des interventions complexes et des techniques sophistiquées, tout comme la chirurgie des “transsexuels/les”.

Il me semble préférable de parler de syndrome de Benjamin féminin (SBF) ou de “transsexuelle” quand il s'agit d'un homme au sexe psychologique de femme, c'est-à-dire de conversion homme vers femme. Et de parler de syndrome de Benjamin masculin (SBM) ou de “transsexuel” quand il s'agit d'une femme au sexe psychologique d'homme, c'est-à-dire de conversion femme vers homme. En faisant ainsi, je ne dénie pas les personnes et je ne les discrédite pas. Je tiens compte de leur nature profonde en ne les décrivant pas par ce qu'elles rejettent: leur sexe de naissance.

Dans le syndrome de Benjamin (“transsexualisme”), le sexe psychologique ne se développe pas dans le sens du sexe anatomique, il se développe comme si le sujet était de l'autre sexe. Pour leur très grande majorité, les individus ne se posent pas la question de savoir s'ils sont homme ou femme. Leur sexe psychologique est en accord avec leur sexe anatomique, ce dernier leur servant de repère. Il n'en est pas de même pour les “transsexuels/les” qui sentent un décalage entre leur sexe psychologique et leur sexe physique. Une “transsexuelle” est une femme dans un corps d'homme. Un “transsexuel” est un homme dans un corps de femme. Les personnes dites “transsexuelles” sont conscientes de leur sexe anatomique, ils ne le nient pas, mais celui-ci ne s'accorde pas avec leur sexe psychologique.

Joseph DOUCÉ, (1986), à quelques expressions près, présente la problématique presque de la même façon, ce qui me fait dire qu'il l'avait parfaitement comprise, pp. 129-130: « Une distinction claire doit être faite entre un homosexuel, un transsexuel et un travesti. Le grand public fait souvent une confusion (est-elle voulue?).
Un homosexuel est une personne sexuellement et affectivement attirée par un membre de son propre sexe. La lesbienne ne cherche pas un mari et un homo ne rêve pas d'une épouse. Mais le problème de l'identité sexuelle “suis-je un homme?” ne lui vient pas à l'esprit, même pas à l'homosexuel passif.
Un travesti est une personne qui aime occasionnellement s'habiller dans des vêtements du sexe opposé, souvent de façon assez burlesque, et à condition que l'entourage sache bien qu'il s'agit d'un homme qui s'est déguisé en femme et inversement. Il ne pense pas à une intervention chirurgicale et son travestisme l'aide à s'exciter davantage sexuellement. A vrai dire, il s'agit d'une forme de fétichisme, assez naïve d'ailleurs.
La transsexualité, par contre, est avant tout un vrai problème d'identité. Le transsexuel est profondément tourmenté par un décalage intense qu'il ressent entre ses pulsions purement physiques (érections pour les hommes, menstruations pour les femmes) et ses expériences, et son sentiment intime d'appartenir à l'autre sexe mentalement. Le transsexuel pourrait résumer sa situation en disant: “je suis une femme prisonnière dans un corps masculin” ou vice versa. La masse des gens, homosexuels ou hétérosexuels, ne se posent jamais une telle question. Les transsexuels rejettent sévèrement les travestis car, à leurs yeux, ils sont une caricature grossière de leur problème d'identité. Les travestis s'amusent alors que les transsexuels souffrent. Mais il n'est pas toujours facile, à première vue, de faire une distinction claire, car des travestis peuvent aussi se présenter comme des transsexuels lorsqu'ils se rendent compte que cela les arrange dans certaines circonstances.
 »

Et p. 131, « La psychiatrie classique a considéré la transsexualité comme un désordre mental, voire même une psychose: le délire.

S'il est vrai que des doutes sur l'identité sexuelle peuvent être un symptôme de schizophrénie, d'une structure de personnalité psychotique, il n'est pas moins vrai que la transsexualité est un syndrome à part en soi. »

A propos de l'attirance affective et sexuelle, il écrit p. 113: « Etant donné que la transsexualité est un problème d'identité et que l'homosexualité est à comprendre comme une orientation sexuelle, il va de soi qu'un transsexuel peut être aussi bien attiré par une personne du même sexe que par une du sexe opposé. »

Le syndrome de Benjamin (“transsexualité”) est un état transitoire, le temps de la transition d'un sexe à l'autre depuis la prise de conscience jusqu'au changement d'état civil. Cette phase transitoire dure plusieurs années. Pour retrouver leur unicité, (correspondance entre le sexe psychologique et le sexe anatomique), les personnes concernées par le syndrome de Benjamin n'ont pas d'autres solutions que les traitements médicaux et chirurgicaux. De cette façon la “transsexuelle” devient physiquement une femme et le “transsexuel” devient physiquement un homme. Seul le physique change, pas le sexe psychologique.

Cette transformation n'est pas parfaite, les traitements médico-chirurgicaux ne font qu'adapter le corps du patient pour lui permettre de vivre “normalement” dans l'autre sexe. Il est évident que ces traitements ne changent pas la formule chromosomique du sujet, qu'ils rendent le patient définitivement stérile, et qu'ils nécessitent une prise d'hormones à vie ou jusqu'à 60 ans. Les personnes concernées par le syndrome de Benjamin considèrent ces traitements, s'ils sont bien faits, comme une réparation, non comme une mutilation. Ces traitements améliorent la vie des personnes. Mais le traitement médical ne devient un succès qu'avec le changement d’état-civil (le changement du sexe et des prénoms sur l’acte de naissance). Sans cela, les personnes dites “transsexuelles” restent sans papier.

Seule une minorité de ces personnes a officiellement accès aux soins médicaux en France où la qualité de ces soins est déplorable, surtout en ce qui concerne la chirurgie et la façon dont ces personnes sont traitées sur le plan humain.

A cause de leur aspect physique dit “normal”, les personnes atteintes du syndrome de Benjamin sont niées dans leur existence même et dans ce qu'elles ressentent. A tel point qu'elles arrivent à croire qu'elles déraisonnent. Ainsi, toute leur enfance et une partie de leur vie d'adulte sont gâchées. Puis il leur faut plusieurs années, après avoir essayé de s'adapter, pour qu'elles acceptent leur nature et aient le courage d'effectuer ce parcours.

3.1.  Les différentes étapes du parcours “transsexuel” en France

L'ensemble du parcours dure au minimum cinq ans, mais souvent il dure sept ans, dix ans, voire plus. Il comporte quatre phases. J'en fais ici un résumé sans trop entrer dans les détails médicaux, chirurgicaux ou juridiques.

3.1.1.  Phase 1: observation

Le candidat à la chirurgie de redétermination sexuelle entre en contact avec une équipe médicale spécialisée qui est composée d'un psychiatre, d'un endocrinologue et d'un chirurgien. La façon dont il entre en contact avec cette équipe médicale est déjà un parcours en lui-même: savoir qu'il existe une équipe médicale, la trouver. Cela peut se faire par l'intermédiaire d'un médecin, d'un travailleur social, d'un article de presse, d'une association, d'une connaissance (ami, famille), etc. Les informations obtenues peuvent être fausses. Parfois, il faut “essayer” plusieurs psychiatres pour trouver la bonne équipe. Un premier psychiatre peut dire «non» à la prise en charge du traitement hormono-chirurgical alors qu'un autre peut dire «oui».

Le parcours commence par un suivi psychiatrique de deux ans minimum. Certains psychiatres parlent d'un an, mais dans les faits, c'est plutôt deux ans et plus. Durant ce temps, le candidat passe toute une série d'examens psychologiques et biologiques. Il doit convaincre le psychiatre que son état sera amélioré par le traitement. C'est la période où on lui demande d'essayer de faire une psychothérapie. Il peut faire un test de vie réelle en tentant de vivre le plus complètement possible dans l'autre sexe, mais cela n'est pas exigé en France. Si au bout des 2 ans le psychiatre est favorable, il propose le cas à l'endocrinologue et au chirurgien de son équipe. Le patient les voit chacun une fois, ensuite la décision est prise collégialement. L'accord des trois médecins pour le traitement sera donné au patient seulement le diagnostic est favorable et s'il n'y a pas de contre-indication médicale. Actuellement et depuis le début de l'épidémie de Sida, les “transsexuels” séropositifs (sans symptôme du Sida), dont le diagnostic de “transsexualisme” est patent ne sont toujours pas pris en charge.

Mais dans la réalité, c'est généralement le patient qui commence l'hormonothérapie en dehors de l'équipe, d'une façon plus ou moins “sauvage”. Ensuite, quand le traitement est lancé, le psychiatre donne son accord. C'est la détermination qui est la plus prise en compte. Les chirurgiens et endocrinologues des équipes médicales ne commencent pas le traitement hormono-chirurgical sans avoir l'accord du psy. Il arrive qu'ils refusent un patient pour lequel le psychiatre était favorable. Les médecins agissent ainsi car ils ne sont pas protégés par la loi. Ils ne prennent aucun risque. Seuls ceux qui sont dans une détresse totale sont vraiment aidés.

3.1.2.  Phase 2: hormonothérapie

Si, au bout des deux ans, la prise en charge est accordée, le candidat commence (ou poursuit) l'hormonothérapie. Les personnes atteintes du syndrome de Benjamin féminin (H->F) prennent un anti androgène pour bloquer les récepteurs à testostérone et annuler ses effets visibles (le plus souvent arrêt des érections et de la chute des cheveux, baisse de la pilosité). L'absence des érections est toujours bien vécue par les nouvelles femmes, elles en sont soulagées. Ce n'est pas le cas des transvestis, ni des homosexuels. Parfois, ce traitement est mal supporté à cause de ses effets secondaires (prise de poids importante, maux de tête). Ce produit permet souvent de confirmer le diagnostic. Après trois à six mois, ce traitement est accompagné d'hormones féminines qui développent les caractères sexuels secondaires (développement des seins, grain de la peau plus fin, répartition des graisses et pilosité corporelle féminine, fonte des muscles, repousse des cheveux — si pas trop chauve et depuis pas trop longtemps). Les personnes atteintes du syndrome de Benjamin masculin (F->H) prennent un anti oestrogène qui coupe les règles. Là aussi en dehors de la prise de poids importante, il est soulageant. Mais comme cela n'entraîne pas une androgénisation, la prise de poids se répartit d'une façon féminine, c'est pourquoi ce traitement est souvent mal vécu. Après trois à six mois, l'androgène prend la place de l'anti oestrogène. Les effets sont assez rapides (mue de la voix, grain de la peau plus épais, augmentation du volume musculaire et de la pilosité, répartition masculine de la pilosité et de la graisse, épaississement du cou, chutes des cheveux pour certains). En commençant directement la testostérone, cela éviterait, pour la plupart des personnes, la prise de poids, (dans les fesses, les cuisses et les hanches), qui s'efface difficilement.

Une transformation corporelle de même nature que la puberté en découle. Les effets atteignent leur plénitude après cinq ans de traitement hormonal. L'épilation (électrique) de la barbe et la rééducation vocale des “transsexuelles” nécessitent deux années. Dans l'idéal et parallèlement au traitement hormonal, l'épilation et la rééducation vocale devraient être systématiquement prises en charge. Ce n'est malheureusement pas toujours le cas.

Cette période est la plus fragilisante socialement, mais aussi la plus dynamisante psychologiquement. Les personnes dites “transsexuelles” qui avaient un emploi le perdent souvent durant cette période. Elles voient avec plaisir leur corps changer et devenir plus conforme à leur sexe psychologique.

Généralement, les hormones augmentent le désir sexuel, encore plus pour les “transsexuels” (syndrome Benjamin masculin). Cela est surtout ressenti dans le traitement par injection intra musculaire de type retard pour trois semaines. Seuls les patchs féminins sont disponibles en France. Les traitements existent aussi en comprimés mais ils doivent être dégradés par le foie qu'ils sont susceptibles de trop solliciter à long terme.

3.1.3.  Phase 3: chirurgie

C'est l'étape la plus délicate. Elle repose entre les mains des chirurgiens. Des résultats de l'opération vont dépendre le confort de vie et la vie sexuelle de la personne. Les complications sont fréquentes en France. Plusieurs interventions sont nécessaires, là où ailleurs en Europe une seule suffit. Les résultats esthétiques, sensitifs et fonctionnels sont assez peu satisfaisants en général. Chez les “transsexuelles”, on enlève les testicules et la verge. On utilise la peau de la verge que l'on retourne pour créer le néo-vagin, la peau des bourses pour sculpter les petites et grandes lèvres et un petit bout du gland pour créer le néo-clitoris. Ce clitoris greffé à sa nouvelle position reste connecté aux nerfs sexuels. L'urètre est abouché à son nouvel emplacement. Du fait du traitement hormonal, la taille de la prostate s'est réduite, ce qui fait qu'elle ne gêne pas. Elle est conservée car il est difficile et problématique de l'enlever à cause des risques importants de lésions de la vessie.

Chez les “transsexuels” on enlève les seins, les ovaires, les trompes, l'utérus et parfois le vagin. Ce dernier est souvent conservé pour les mêmes raisons que la prostate. Quand une phalloplastie est réalisée avec une plastie des bourses, le vagin est enlevé. Il existe plusieurs sortes de phalloplasties. Les phalloplasties décoratives, non fonctionnelles et insensibles qui sont faites à partir d'un lambeau de peau du ventre et les phalloplasties fonctionnelles et sensitives qui permettent d'uriner, d'avoir des relations sexuelles avec pénétration, de ressentir du plaisir et même un orgasme. Ces dernières sont faites à partir d'un lambeau de peau d'un avant-bras, avec des nerfs, des veines et une artère pour l'irrigation sanguine. Cette dernière technique est complexe et peu de chirurgiens sont capables de la réaliser.

En France et pour les deux sens de conversion (H->F et F->H), les résultats laissent assez souvent à désirer, il y a toujours plus de complications. Certains patients ont eu des rejets de greffes, le nouveau vagin qui ressort ou se referme, la vessie détruite, l'anus perforé, d'autres ont dû subir deux phalloplasties ou plusieurs tentatives de rattrapage d'une opération ratée, un a même perdu une jambe...

Le système français actuel ne peut produire des résultats stables et de qualité. Nos voisins belges et hollandais ont une politique qui le permet. C'est donc une question de politique de santé délibérée.

3.1.4.  Phase 4: changement d'état-civil

Cette ultime étape dure de six mois à plus de trois ans. Avocat, expertises (psychiatrique, gynécologique ou urologique et chirurgicale) sont le lot de tous, sauf rares exceptions. Ces expertises sont un véritable viol physique et psychologique[7]. La soi-disant jurisprudence de la Cour de Cassation de décembre 1992 n'est toujours pas appliquée, malgré la condamnation de la France par la Cour Européenne des Droits de l'Homme en avril 1992.

Sandra DUAL, (1999), Présidente de l'Association d'Aide aux Transsexuels, en témoigne dans sa biographie, p. 166: « Plusieurs membres du bureau de l'association que j'ai l'honneur de présider sont passés en une journée, et en une fournée, avec toutes les allusions nazies que cela comporte, pour une session d'expertise. Tous étaient des gens en fin de parcours, stables, intégrés, c'est-à-dire avec de vrais métiers; tous avaient vaincu, souffert et s'étaient fortifiés.

Tous avaient des personnalités d'acier trempé, préalable évident à une telle odyssée. Tous ont été accablés, effondrés, ébranlés par tant d'humiliations. Le passé ressurgissait avec la crainte du jugement dernier. Ils ont été déstabilisés pour de nombreux mois, et la haine qu'on a gravée au fer rouge, même si elle sera le moteur de nos luttes futures, les aura blessés à jamais. J'ai oeuvré pour qu'au moins l'un d'eux ne passe pas à l'acte, et je ne parle pas que du suicide...! Tous ceux et celles qui ont été violés sont marqués à jamais: égalité, fraternité, c'est pour la rime!

La légitime défense est une circonstance atténuante dans les viols avec sévices, les experts devraient y penser. Et l'épreuve de vie dont on nous a tant parlé? J'offre une de mes nuits au juge qui voudra enfin comprendre, pour témoigner. Témoin à décharge... »

L'obtention du changement d'état-civil est indispensable à une bonne issue de la thérapeutique. Ce n'est qu'après cette étape, grâce à ses nouveaux papiers, que la nouvelle femme ou le nouvel homme (ex-“transsexuel/le”) retrouvera une citoyenneté complète. Travail, logement, et autres nécessités leur deviennent enfin “normalement” accessibles.

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Notes:

[5]  Les psys: psychiatres, psychanalystes, psychologues.

[6]  Transvesti ou travesti selon les auteurs. Les deux termes recouvrent la même réalité.

[7]  Voir “transsexuel(le)s”: communiqué de presse, reproduit dans L'IDentitaire n°13, pp 6-7.

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Mis en ligne en juillet 2002. Mis à jour le 05/04/2004.



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