NOSOGRAPHIE


L'ensemble de ces classifications dépendent des visions des professionnels de santé au moment de leurs rédactions. Au fils des années des révisions ont lieu et les mises à jours tentent de suivre l'état des connaissances. Elles sont évidemment criticables.
Comme, depuis plus de 50 ans, la recherche n'a pas démontré la psychopathologie de la transidentité, je pense qu'elle ne devrait pas être référencée dans les troubles mentaux.

La classification française.
Elle datait de 1968 et n'intègrait pas le “transsexualisme”. Elle était différente de la classification européenne (CIM-10 de l'OMS) et de la classification internationale (DSM IV d'origine étasunienne). Depuis 2004, nosographie française reprend celle de l'OMS.

Le DSM-IV, USA.
D'origine étasunienne, ce manuel diagnostique et statistique des maladies mentales de l'Association des Psychiatres Américains fait référence dans le monde entier en matière de diagnostic comme en matière de recherche. Son évolution actuelle est très orientée sur l'éfficacité des médicaments. Faut-il y voir un lien avec les laboratoires pharmaceutiques?

La CIM-10, OMS.
D'origine européenne, la classification internationale des maladies pour le diagnostique et la recherche de l'Organisation Mondiale de la Santé est moins connu que le précédent. Les publications scientifiques font référence préférentiellement au DSM-IV. L'orientation de la CIM-10 est plus psychanalytique, les notions de névroses et psychoses y sont encore utilisées.

Evolution de la nosographie.
La transidentité est encore classée parmi les maladies mentales que ce soit dans la classification étasunienne ou celle de l'OMS. Voici l'évolution de sa définition au sein des différents manuels de psychiatrie et en France.

Un cas historique dramatique.
Ou comment la psychiatrie traitait les trans' dans les années 40-60 en France. A cette époque, l'homosexualité et le travestisme étaient des perversions sexuelles. Jusque qu'à la fin des années 70, la transidentité était considérée comme délirante au sens psychiatrique du terme, et elle relevait d'une schizophrénie ou d'une autre psychose délirante chronique. Sur le site Histoire de la psychiatrie.

Mis en ligne le 11/12/2003. Mis à jour le 14/04/2007.


    

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